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Sécurité sanitaire

Jusqu’où le scandale des œufs contaminés au fipronil ira-t-il ?

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Publié le vendredi 25 août 2017 - 12h06


Jusqu'à mercredi 23 août, seulement vingt produits étaient retirés de la vente en France pour présenter une concentration en fipronil supérieure à la LMR (limite maximale de résidus). Il s'agissait essentiellement de gaufres fabriquées par une entreprise néerlandaise pour le compte de MDD des groupes Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc ou Système U. Deux frangipanes du belge Lotus avaient également été détectées. Tandis que des associations de consommateurs réclamaient le rappel pur et simple de ces produits, on s'attendait à ce que d'autres références s'invitent dans la liste que met régulièrement à jour le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. Mercredi 23 août, trois pâtes de la marque Grand'Mère de l'entreprise alsacienne Heimburger sont venues s'y ajouter, ainsi que des pâtes « Nos régions ont du talent » de Leclerc et des pommes dauphine signées U, des produits cette fois fabriqués en France, à l'exception des dernières, provenant de Belgique.

Le scandale a éclaté le 5 août, lorsqu'on apprenait que des œufs ou des ovoproduits pouvaient provenir d'élevages de poules pondeuses ayant été traités avec une solution d'assainissement comportant ce fameux fipronil, un insecticide seulement autorisé pour les animaux non destinés à l'alimentation. La filière remonte à l'entreprise néerlandaise ChickFriend, qui prétendait fournir aux éleveurs un produit naturel pour lutter contre les attaques du pou rouge.

Outre son origine géographique, l'affaire rappelle en de nombreux points la crise de la viande de cheval. Il s'agit d'une fraude à laquelle les opérateurs ne s'attendaient pas a priori et dont ils n'intégraient pas, de ce fait, la menace dans leurs contrôles. En outre, l'Anses a estimé « le risque de survenue d'effets sanitaires » comme « très faible ». Enfin, l'interprofession de l'œuf, le CNPO, a assuré − après enquête − que les œufs d'origine française étaient indemnes de toute contamination, le marché hexagonal étant théoriquement autosuffisant.

Toutefois, seize établissements de transformation d'œufs ou d'ovoproduits, deux centres de conditionnement et 41 grossistes ont déjà été identifiés en France pour avoir importé des œufs ou ovoproduits contaminés, tandis qu'une vingtaine de pays semblent concernés en Europe, aux premiers rangs desquels la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne. Si le RASFF, le système d'alerte européen, a été mobilisé dès le 20 juillet, il apparaît que la fraude avait débuté trois ans plus tôt, au moins. Les prochaines semaines resteront donc déterminantes pour évaluer l'ampleur de la crise et ses répercussions.

Crédit photo : Rob Voss/HH-REA

 

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